13.05.2010
la pédagogie en Afrique: exemple du Cameroun
L e Cameroun et la qualité de l'éducation.
La récession économique a tendance à dissoudre les efforts consentis par les uns et les autres pour que l'éducation primaire soit pour tous. Néanmoins des efforts sensibles ont été faits pour atteindre cet objectif parmi lesquels :
-la gratuité des frais exigibles à l'école primaire.
-la distribution des fournitures scolaires aux enfants des Zones d'Education Prioritaire(ZEP).
-la remise des livres P.P.T.E (Pays Pauvres Très Endetté) aux enfants déshérités.
-la construction des salles de classe.
-la disparition du statut d'Instituteur Vacataire (IVAC).
- la programmation du recrutement systématique d'instituteurs sur au moins cinq années consécutives.
-les résultats positifs des projets de coopération (Japon,Chine,France...)
Le Cameroun fait donc des pas vers l'PEU (Ecole Primaire Universelle) ou EPT (Ecole Primaire pour Tous).
Malheureusement ,d'autres contraintes parmi lesquelles l'achat des fournitures,le payement de l'Association des Parents d'Elèves et des Enseignants,l'insuffisance criard de salles de classes et d'enseignants qui,dès qu'ils sont recrutés et intégrés font tout pour quitter les brousses,la démotivation des enseignants....,finissent par teindre sur les résultats qui auraient pu être obtenus.
Face à toutes ces difficultés, nous voyons que l'atteinte de l'EPU ou EPT passe par des préalables incontournables,à savoir :
-la gratuité totale de l'Education Primaire au Cameroun.
-la réfection et la réhabilitation de beaucoup d'écoles délabrées dans l'arrière pays et même dans les villes,
-la construction de nouvelles écoles maternelles et primaires ;
-le respect des conditions d'age à l'inscription (maternelle/SIL)
-l'adoption de la gratuité totale :gratuité des frais exigibles et gratuité des fournitures ;
-l'adoption d'une taxe à l'éducation ;
-l'adoption d'une amende à payer par les parents quand les enfants en age scolaire ne sont pas inscrits à l'école ;
-le recrutement et l'intégration des enseignants du primaire en nombre suivant pour les écoles (ratio) ;
-l'amélioration réelle des conditions salariales et de vie des enseignants.
-l'adoption des facilités sanitaires pour les corps sociaux ;
-l'incitation à la documentation et à la recherche ;
-la promotion des valeurs culturelles ;
-l'instauration des bourses d'études dans le primaire..3.5
10:01 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pédagogie, afrique, cameroun
la pédagogie en Afrique: exemple du Cameroun
La qualité de l'éducation sur le plan managérial
En dehors des instances étatiques,d'autres milieux et autorités interviennent dans l'élaboration de la politique de l'éducation au Cameroun,c'est le cas de tous les leaders
d'opinions tels que les religieux,les leaders des partis politiques,les leaders des associations diverses. C'est également le cas de certains organismes intergouvernementaux (UNESCO ,UNCEF) et non gouvernementaux (O.N.G).
Mais la lecture de ces instances de la formulation des politiques éducatives est ombilicale ment liée à la forme de l'Etat ou bien du régime politique.
Le Cameroun ayant un système politique centralisé, toute l'organisation de l'action éducative relève de l'autorité centrale et est du type déconcentré puisque le pouvoir de décision est reconnu aux instances locales par le mécanisme de la délégation de pouvoir afin de régler les problèmes qui se posent à leur niveau.
La décentralisation permet un contrôle intégral et direct de toutes les activités.Elle est souvent motivée par le souci d'efficacité et aussi par le manque de confiance aux collaborateurs hiérarchiquement inférieurs ;ceci entraînant la lourdeur des procédures qui entraînent la paralysie et l'inertie des services extérieurs dans l'attente des décisions centrales.Elle engendre l'inaction et l'immobilisme, bloque l'esprit d'initiative et met en relief l'impuissance des responsables.
Nous suggérons quand même une éducation de type décentralié,la décentralisation ici étant un mode d'organisation qui permet le transfert de certaines compétancesdes services centraux vers les services extérieurs.Elle est caractérisée par le renforcement des pouvoirs de décision et de responsabilités des structures décentralisées,ainsi que par une autnomie de gestion financière,pédagogique et humaine.
D'une manière générale, la décentralisation de l'éducation vise à renforcer les initiatives locales par une large autonomie dans la prise de décisions. Elle vise aussi à impliquer les populations dans la gestion des affaires éducatives locales,ceci afin de permettre plus de rapidité,plus d'intérêt et d'efficacité dans la gestion de l'éducation ..
La décentralisation de l'éducation pourra concrètement permettre de résoudre les problèmes suivants :
-La gestion du personnel.
En effet,une assez mauvaise répartition du personnel enseignant est perceptible au Cameroun. Nombreuses sont les écoles primaires qui fonctionnent avec un enseignant alors que dans d'autres on en rencontre deux,trois ou quatre par salle de classe. La situation n'est pas meilleure dans nos lycées et collèges ; il faudra permettre aux autorités régionales et locales de gérer ce domaine,elles qui sont plus proches des réalités du terrain.
-La gestion des ressources financières.
Une plus grande autonomie doit être accordée aux autorités locales,pour leur permettre d'agir rapidement et efficacement dans certaines situations d'urgence.(Exemple :Une tornade qui enlève la toiture d'une salle de classe)
-La gestion pédagogique
Bien élaborer les programmes scolaires(ceci en tenant compte des réalités du terrain),revoir la politique du livre scolaire,étoffer les horaires de certaines matières qui semblent négligées,revoir la gestion des examens de fin d'année.
Le financement de l'école est-il suffisant pour une école dite gratuite et de qualité ? Non,parce que tous les problèmes rencontrés dans l'éducation ne sont pas d'ordre financier. Néanmoins ,on pourrait penser à une taxe à l'éducation.
La qualité de l’éducation sur le plan managérial
En dehors des instances étatiques,d’autres milieux et autorités interviennent dans l’élaboration de la politique de l’éducation au Cameroun,c’est le cas de tous les leaders
d’opinions tels que les religieux,les leaders des partis politiques,les leaders des associations diverses. C’est également le cas de certains organismes intergouvernementaux (UNESCO ,UNCEF) et non gouvernementaux (O.N.G).
Mais la lecture de ces instances de la formulation des politiques éducatives est ombilicale ment liée à la forme de l’Etat ou bien du régime politique.
Le Cameroun ayant un système politique centralisé, toute l’organisation de l’action éducative relève de l’autorité centrale et est du type déconcentré puisque le pouvoir de décision est reconnu aux instances locales par le mécanisme de la délégation de pouvoir afin de régler les problèmes qui se posent à leur niveau.
La décentralisation permet un contrôle intégral et direct de toutes les activités.Elle est souvent motivée par le souci d’efficacité et aussi par le manque de confiance aux collaborateurs hiérarchiquement inférieurs ;ceci entraînant la lourdeur des procédures qui entraînent la paralysie et l’inertie des services extérieurs dans l’attente des décisions centrales.Elle engendre l’inaction et l’immobilisme, bloque l’esprit d’initiative et met en relief l’impuissance des responsables.
Nous suggérons quand même une éducation de type décentralié,la décentralisation ici étant un mode d’organisation qui permet le transfert de certaines compétancesdes services centraux vers les services extérieurs.Elle est caractérisée par le renforcement des pouvoirs de décision et de responsabilités des structures décentralisées,ainsi que par une autnomie de gestion financière,pédagogique et humaine.
D’une manière générale, la décentralisation de l’éducation vise à renforcer les initiatives locales par une large autonomie dans la prise de décisions. Elle vise aussi à impliquer les populations dans la gestion des affaires éducatives locales,ceci afin de permettre plus de rapidité,plus d’intérêt et d’efficacité dans la gestion de l’éducation ..
La décentralisation de l’éducation pourra concrètement permettre de résoudre les problèmes suivants :
-La gestion du personnel.
En effet,une assez mauvaise répartition du personnel enseignant est perceptible au Cameroun. Nombreuses sont les écoles primaires qui fonctionnent avec un enseignant alors que dans d’autres on en rencontre deux,trois ou quatre par salle de classe. La situation n’est pas meilleure dans nos lycées et collèges ; il faudra permettre aux autorités régionales et locales de gérer ce domaine,elles qui sont plus proches des réalités du terrain.
-La gestion des ressources financières.
Une plus grande autonomie doit être accordée aux autorités locales,pour leur permettre d’agir rapidement et efficacement dans certaines situations d’urgence.(Exemple :Une tornade qui enlève la toiture d’une salle de classe)
-La gestion pédagogique
Bien élaborer les programmes scolaires(ceci en tenant compte des réalités du terrain),revoir la politique du livre scolaire,étoffer les horaires de certaines matières qui semblent négligées,revoir la gestion des examens de fin d’année.
Le financement de l’école est-il suffisant pour une école dite gratuite et de qualité ? Non,parce que tous les problèmes rencontrés dans l’éducation ne sont pas d’ordre financier. Néanmoins ,on pourrait penser à une taxe à l’éducation.
09:53 Publié dans éducation et developpement en milieu africain | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pédagogie, afrique, cameroun
21.03.2010
la pédagogie en Afrique: exemple du Cameroun
LA QUALITE DE L'EDUCATION SUR LE PLAN PEDAGOGIQUE
Nous avons exploré dans cette partie la pratique quotidienne des enseignements,les actions qui sont mises en application pour assurer une éducation de qualité aux Camerounais. Les indicateurs d'une éducation de qualité,à savoir les programmes,la formation,les manuels,l'enseignement et l'évaluation,ont constitué l'essentiel de ce propos.
Un programme scolaire futuriste
Un programme scolaire est un ensemble de compétences réparties dans des matières enseignées dans un niveau ou cycle d'études. Les diplômes tels le CEP,le C.A.P ,le B.E.P.C ,le G.C.E,le B.E.P,le BAC qui sanctionnent respectivement les cycles primaires et secondaires,ont chacun un programme qui devrait garantir à l'impétrant une compétence certaine. Les programmes orientent la formation . C'est par eux que nous pouvons avoir une idée du profil du citoyen que le système éducatif forme et dont la société a besoin. Il ne saurait y avoir une éducation de qualité sans un programme de qualité. Un programme de qualité est un programme futuriste. Le programme de l'éducation au Cameroun est-il de qualité ?.
Pour être efficaces,les programmes doivent être adoptés et couverts suivant une progression et une répartition des leçons qui suivent les emplois du temps utilisés. Quel qu'il soit, un programme non couvert ne peut avoir l'effet escompté par ses concepteurs. Les programmes de l'éducation dans notre pays sont-ils couverts ?.
Les manuels
Les manuels sont un outil d'application du programme . Leur conception émane du programme. Ce qui doit être enseigné, c'est les contenus du programme et ceux des manuels. Combien parmi les enseignants du primaire à travers la République consultent les « Programmes officiels » pour élaborer les répartitions des leçons à enseigner ? Combien sont-ils qui ont déjà vu et qui exploitent les programmes et les manuels ?.
L'emploi du temps.
La direction de chaque établissement scolaire doit concevoir et publier chaque année un emploi du temps par matière,par classe et par enseignant. Ceci doit se faire et doit être à jour quelques jours avant le démarrage effectif officiel de l'année scolaire. Les élèves à leur tour élaborent les leurs pour une bonne organisation de leurs études tant en classe qu'à domicile. Doivent y figurer les temps pour les leçons ,les devoirs,la cuisine, la toilette,le repas,la lessive et le temps pour aller et rentrer de l'école. Le minimum de 8h de sommeil est recommandé. Est-ce le cas dans nos établissements et chez les élèves camerounais ?.
La durée de l'apprentissage.
Il ne suffit pas que l'enfant soit présent à l'école. Encore faut-il qu'il bénéficie d'une certaine durée d'enseignement. Les facteurs qui déterminent le nombre annuel d'heures affectées à une matière sont :
-la durée en heures de l'année scolaire officielle. Elle est de 880 heures dans la moyenne internationale, soit 180 jours ;
-le quota horaire affecté à chaque discipline,
-le temps perdu(absences des maîtres ou des élèves,retard,jours fériés fériés ,interruptions diverses).
Les méthodes.
Elles doivent être actives de sorte que la classe comme l'a dit Alain soit un lieu où l'enfant travaille beaucoup et où le maître ne travaille guère. Lors des activités d'apprentissage, on dit qu'il y a méthode active chaque fois que l'élève est l'agent volontaire, motivé, actif et conscient de sa propre éducation.. Tels sont au plan pédagogique quelques paramètres pour une éducation de qualité. Est-ce le cas dans notre pays ?.
La qualité de l'enseignement.
Il ne suffit pas que l'enseignement soit dispensé et dans les durées requises. Sa qualité joue un rôle de premier plan dans les résultats. Cette qualité dépend de la formation du maître,de son niveau de connaissances générales,de sa bonne volonté et de son plaisir d'enseigner,marqués par la qualité de ses préparations et son matériel didactique. Notre système a-t-il des enseignants de qualité ?. C'est-à-dire d'un bon niveau ,cultivés,appliqués dans les préparations ?
L'enseignant camerounais est confronté à plusieurs difficultés qui compromettent son action. Les effectifs démentiels,l'état des salles de classe sans confort et dans certains cas sans tables bancs,le manque ou la pauvreté du matériel pédagogique et didactique,tout cela sous-tendu par les bas salaires ont fini par saper l'enthousiasme de la plupart des enseignants.
Les programmes sont-ils en adéquation avec les finalités ? L'éducation donnée dans notre contexte ne peut réaliser le profil souhaitable et souhaité pour le futur citoyen. Dans la majorité des établissements secondaires,l'enseignement des spécialités littéraires ou scientifiques constitue l'instruction dominante, hautement et majoritairement appréciée. Les cours de morale et de civisme y sont quasi inexistants ou mal enseignés.
A leur sortie de l'école,les jeunes ont une seule issue. Le travail de bureau qu'ils doivent malheureusement encore apprendre.
Un grand nombre d'entre eux qualifie de rétrograde les traditions de leur région natale et ignore leur langue maternelle. Certains au nom de la mondialisation adoptent de nouvelles formes de vie et de cultures qui n'ont aucun rapport avec les réalités locales.
L'éducation visant à discipliner l'individu pour en faire un homme libre est un échec. Les élèves deviennent de plus en plus des délinquants qu'il faut traquer, dangereux les uns pour les autres,et même pour les enseignants.
Quoi de plus normal que sortis des écoles et entrés dans la vie active, ces élèves ne soient capables de bon comportement que grâce à la présence du gendarme ou du policier ?.. C'est dire que la qualité de l'éducation sur plan pédagogique dépend largement d'une bonne vision de l'ensemble du système éducatif en rapport avec la rationalisation des structures scolaires,la normalisation des infrastructures,la formation des enseignants,l'instauration d'une discipline responsabilisante,l'amélioration des conditions de vie des enseignants.
19:07 Publié dans pédagogie en Afrique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pédagogie, afrique, cameroun


